Le Syndrome d’Asperger et l’autisme de haut-niveau sont des troubles neurologiques et complexes du spectre autistique qui affectent les fonctions du cerveau. Ce désordre du développement est d’origine neuro-biochimique associé à un problème génétique. Il se manifeste par des difficultés de la communication et des rapports sociaux. Les personnes qui en sont atteintes ont souvent un comportement répétitif, des intérêts et des activités spécifiques. On parle communément de spectre autistique parce que les symptômes peuvent être combinés de façon différente et aller de légers à graves. On ne connaît pas la cause des troubles autistiques, mais on sait qu’ils sont quatre à cinq fois plus fréquents chez les garçons que chez les filles.

Les toutes premières descriptions de ce syndrome nous ont été livrées en 1944 avec les travaux du psychiatre autrichien Hans ASPERGER. Ces travaux, réactualisés, ont abouti à une reconnaissance récente du Syndrome d’Asperger au travers des critères de diagnostic internationaux, le DSM V et CIM 10.. Selon l’avis du Comité National d’Ethique Avis N102 350 000 à 600 000 personnes seraient atteintes du syndrome autistique au sens le plus large du terme (Troubles Envahissants du Développement) et 5 000 à 8 000 nouveaux-nés par an développeraient ce handicap.

Les causes de l’autisme sont encore mal connues. Cependant, des causes épidémiologiques, comme la forte concordance chez les jumeaux monozygotes, indiquent une forte influence de l’herédité dans l’apparition du syndrome autistique. Les causes génétiques sont complexes, faisant probablement intervenir plusieurs gènes en interaction avec l’environnement. Dans le magazine de l’Institut Pasteur, l’autisme et la recherche génétique sont abordés. On notera que pour l’Institut Pasteur, le taux de prévalence de l’autisme est de 1 pour 200 alors que le Ministère de la Santé continue à recenser 4,5 pour 10000.

“Deux familles de gènes “candidats” s’avèrent être impliquées dans l’autisme : sur le chromosome 6(6q21)  et sur différents K17,K3,KXq13. La participation du KX et de HNLA pourrait être à l’origine de l’excès de garçons dans les TED, Troubles Envahissants du Développement.” (Conférence de Thomas Bourgeron (Institut Pasteur) sur la génétique de l’autisme 24 mars 2003″ –Résumé Dr C.Milcent.

L’autisme augmente avec la proximité génétique : Inférieure à 1 % pour la population générale, 3% (autisme) et 10% TED chez les frères et les soeurs d’enfants avec autisme, 60 à 90 % chez les vrais jumeaux.

Le corps, le cerveau, les cinq sens de la personne Asperger reçoivent des informations, mais il y a un défaut de transmission entre la réception et le traitement de ces informations. Les messages que les sens transmettent au cerveau sont mal reçus. Il en résulte un décodage confus de la vie et de l’environnement. Ces problèmes peuvent être d’intensité variable et différents selon les atteintes. (voir l’article La cécité mentale” – Simon Baron-Cohen).

Temple Grandin explique que :

Le Syndrome d’Asperger et l’autisme de haut niveau (voir article la différence) sont très proches dans le continuum de l’autisme. Les personnes Asperger sont souvent très intelligentes, (les tests QI ne sont pas adaptés aux Autistes Asperger) peuvent avoir une mémoire exceptionnelle, parlent bien et certains ont d’excellents résultats scolaires, mais iIs ont des difficultés de coordination, de temps et d’espace. Ils présentent souvent dans leur façon de se comporter un coté rigide.

Les qualités d’une personne Asperger sont les suivantes:

A l’heure actuelle, il est très difficile de donner des chiffres pour le Syndrome d’Asperger car la plupart des personnes qui en sont atteintes ne sont pas diagnostiquées. Pour ce qui concerne les chiffres de l’autisme proprement dit aux Etats-Unis, on estime qu’1 enfant autiste nait sur 150 enfants, mais en Angleterre les statistiques diffèrent davantage encore, on y recense un enfant sur 100. Le ratio par sexe de neuf garçons pour une fille montre une certaine prédisposition familiale, qui confirme l’origine essentiellement génétique des troubles. Des études récentes ont d’ailleurs renforcé cette dernière hypothèse, ce qui discrédite les théories psychanalytiques longtemps employées.

Ce désorde affecte la manière dont la personne atteinte communique et entretient des relations avec les autres. Les personnes atteintes du S.A sont incapables d’effectuer les actions correspondant aux informations ou stimuli qu’elles reçoivent, à moins d’avoir reçu un apprentissage qui leur permettent d’acquérir les repères nécessaires. Ce qui provoque, chez les enfants et adultes atteints du Syndrome d’Asperger, des difficultés : de communication, de langage, de décodage, d’écholalie, de socialisation,d’imagination et enfin de compréhension de l’abstraction.